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Toujours Pas De Concours De Dunks... (All-Stars Game NBA) posté le vendredi 01 juin 2007 23:47
MVP Du All-Star Game De Houston. (All-Stars Game NBA) posté le vendredi 01 juin 2007 23:50
Le cru 2006 du All-Star Game restera bien dans les annales. Pas seulement, côté tricolore, pour la première participation de Tony Parker, le meneur texan s'en tirant avec 8 points et 4 passes au compteur. Mais surtout pour la première consécration de King James, élu MVP du match des étoiles pour ses 29 points et son rôle moteur dans l'incroyable remontée de l'équipe de la conférence est, menée de 21 points au retour des vestiaires mais vainqueur sur le fil 122-120. Avec, pour l'occasion, une nouvelle démonstration du Motor de Detroit...
Traditionnelle joute amicale, confinant le plus souvent au
match-exhibition, le All-star Game pourrait bien, cette
année, avoir une portée éminemment symbolique.
S'il est certes encore prématuré pour évoquer
les honneurs de fin de saison, qu'ils soient collectifs ou
individuels, force est en effet de constater que le rendez-vous des
étoiles a été un parfait résumé
du début de saison. Car Kobe Bryant, étrangement
sobre et éclectique en pareille occasion avec ses 8 points,
8 passes et 7 rebonds, a beau avoir laissé la vedette, dans
les rangs de la conférence ouest, au régional de
l'étape Tracy McGrady, il y avait bien, dans le tour de
force du Fab Four des Pistons ou dans la prise de pouvoir de LeBron
James, comme un air de déjà vu.
Et à chacun sa spécialité. Ainsi, tandis que
le prodige de l'Ohio était le seul à parvenir
à rivaliser avec le maître-artificier des Rockets pour
ce qui est d'affoler les compteurs, King James répliquant
avec 29 points à 12 sur 21 aux tirs aux 36 points à
15 sur 26 de T-Mac, les quatre représentants de Detroit
donnaient, une fois n'est pas coutume en ces lieux, la parole
à la défense. Le ton était ainsi donné
dès le premier quart puisqu'après avoir vu les
représentants de la conférence ouest inscrire 24
points au cours des huit minutes inaugurales, Wallace &
Wallace, Rip Hamilton et Chauncey Billups, qui faisaient alors
équipe avec Paul Pierce, réduisaient les ouailles de
Avery Johnson au silence ou presque, l'ouest devant en effet se
contenter de quatre points en 3'38. Et l'entraîneur texan
n'avait pourtant pas mis son incroyable plan à
exécution: aligner ses cinq seven-footer avec Kevin Garnett
à la mène et Dirk Nowitzki en deuxième
arrière.
Un tel tour de force ne pouvait évidemment pas
échapper à leur entraîneur Flip Saunders et
c'est ainsi que fort logiquement ce dernier sonna le rappel de ses
fidèles troupes à la fin du troisième acte
afin de tordre le cou à la prophétie assurée
par Sir Charles Barkley dès la pause, l'ancien Sun et
nouveau candidat au Hall of Fame soutenant mordicus que le sort de
la rencontre était alors joué. Il faut
reconnaître qu'avec leurs dix sept points de débours,
la faute notamment à un passage fort réussi de Tony
Parker, le meneur tricolore inscrivant en effet ses huit points
dans les trois dernières minutes du deuxième quart,
les joueurs de l'Est n'en menaient pas large. D'autant plus que
Tracy McGrady, qui s'était pourtant excusé à
l'avance de sa mauvaise performance à venir, la faute
à des soucis personnels, enfonçait le clou pour faire
culminer l'écart à 21 unités.
Aussi, une défense, toute intraitable qu'elle soit, ne
pouvant suffire, il était alors l'heure pour la
conférence est de jouer son plus bel atout. Auteur de
quelques fulgurances au cours de la première période,
LeBron James sonna la charge de la cavalerie légère.
Le prodige de l'Ohio ne fut certes pas le seul à briller,
Dwyane Wade n'en finissant plus notamment de faire admirer son
adresse, au point de terminer avec 20 points à 9 sur 11 aux
tirs, mais ses 13 points en cinq minutes ont bien été
décisifs dans la remontée de la formation de la
conférence est. Ses deux trois points enquillés
à la suite ayant notamment permis aux siens de revenir
à six longueurs, le Fab Four des Pistons, qui n'avait pas
oublié le cinquième élément, Tayshaun
Prince, laissé à la maison, en atteste le
numéro 22 inscrit sur leurs baskets, pouvait venir achever
sa démonstration. Un 13-5 passé à leurs
adversaires en trois minutes avec en guise de conclusion une action
d'école -interception de Ben Wallace, contre-attaque
menée frénétiquement par le tandem
Billups-Hamilton- et la victoire avait choisi son camp.
Oh, il y eut bien une réaction d'orgueil des locaux, qui,
après avoir été comptés dix,
parvenaient en effet à égaliser dans la
dernière minute grâce au réveil de
l'inévitable Kobe Bryant. Mais les grands héros de a
soirée étaient connus et force est de constater que
la philosophie des Pistons avaient fait un nouvel adepte puisque
c'est sur une belle défense sur Tracy McGrady que King James
scellait la victoire des siens, Rasheed Wallace en remettant une
dernière couche sur Kobe Bryant pour verrouiller le
succès à double tour.
Et tant pis si la rencontre se terminait sur un ultime échec
de Vince Carter. Un loupé à l'image de la
première période marquée par quelques
ratés spectaculaires, avec en point d'orgue une passe
alley-oop interdite pour lui-même de Shaquille O'Neal aux
lancer-franc, le corps arbitral le rappelant à l'ordre, ou
un dunk si puissant mais manqué que le ballon, après
avoir rebondi sur l'arceau, terminait sur la ligne des trois points
opposée. L'essentiel était ailleurs: dans le nouveau
coup d'éclat des leaders de la Ligue et dans la prise de
pouvoir de King James, plus jeune MVP du All-Star
Game de l'histoire. L'histoire était
écrite.
Photo. (Cleveland Cavaliers) posté le samedi 02 juin 2007 00:00
Enfin En Playoff... (Cleveland Cavaliers) posté le samedi 02 juin 2007 00:03
Après deux premières saisons sans printemps, LeBron James goûtera cette année au parfum des playoffs. Beaux vainqueurs des Mavericks 107-94, les Cavaliers ont en effet décroché leur billet pour le grand huit, l'inévitable King James voyant les choses en grand pour l'occasion avec 46 points inscrits.
Les années de disette et plus particulièrement les
douloureux effondrements des deux dernières saisons, les
Cavs marquant alors le pas dans la dernière ligne droite
pour manquer d'un rien une qualification pour les playoffs qui
était pourtant en vue, sont bel et bien oubliés. Huit
ans après leur dernière participation au bal du
printemps, Cleveland sera bien de la partie cette année.
Premier artisan de ce renouveau tant attendu, LeBron James peut
évidemment savourer le moment. "J'ai toujours
pensé depuis que mon arrivée ici que j'allais
éclairer Cleveland comme Las Vegas, d'expliquer ainsi
l'icône locale après le succès
décroché face aux Mavs, je l'ai dit dès le
premier jour et c'est sûr que la progression a
été lente, mais ça a également pris
quelques années pour construire Vegas."
Pour autant, l'heure des célébrations n'a pas encore
sonné. A défaut de pouvoir objectivement
prétendre au jackpot du mois de juin, il ne saurait en effet
être question de se contenter d'une simple qualification en
playoffs. C'est tout du moins ce qu'a pris le soin de rappeler Mike
Brown, l'entraîneur des Cavs affirmant à l'issue de la
rencontre: "On a des objectifs plus élevés, il ne
faut pas en rester là. Mais je comprends que les fans aient
envie de fêter ça. Ils ont assez attendus." Mais
la longue attente des fans de l'Ohio a toutefois été
d'autant mieux récompensée que le billet
d'accès au grand huit a été
décroché après un succès d'éclat
face à l'un des cadors de la Ligue et un nouveau
récital du maître des lieux.



